J'aime lorsqu'il m'emmène me promener dans cette forêt ou je vois toujours Noisette, c'est le nom que l'on a donné à l'écureuil du grand chêne. Bon d'accord, nous n'avons pas été original sur le
prénom mais c'est le seul animal que je connaisse qui adore autant cet arbre !
Lorsque Julien, se met à rouler dans la grande pente, je suis tellement heureux que j'aboie après lui en essayant de le doubler dans cette course folle. Je le vois avec un grand sourire, je sais
que lui aussi prend du plaisir.
Le soleil commence à se coucher, la nuit va se lever et nous allons rentrer à la maison. Ce fut une belle journée aujourd'hui ! Un beau soleil de printemps dans une saison d'hivers et un vent si
doux qu'il me chatouillé le museau. En rentrant, on rencontra Bunny, le petit lapin de garenne, toujours aussi pressé celui-la. Enfin, c'est un peu normal quand on voit un cocker comme moi, cela
impressionne les gibiers. Meme si mon maître est contre la chasse ! Il me l'a toujours appris, ne jamais mordre ou blesser un être vivant cela risquait de m'attirer des ennuis.
Arrivé devant la porte d'entrée, je sentis l'odeur alléchante de la spécialité de Martine, la mère à Julien. Une très bonne cuisinière, elle reste à la maison pour s'occuper de nous car elle dit
qu'elle veut le meilleur pour son fils et qu'elle ressent un manque lorsque nous sommes pas la.
"Des crêpes !" S'écria Julien.
Oui, des crêpes, je peux vous dire qu'il n'y a rien de meilleur ! Même mes croquettes n'arrivent pas à la hauteur de cette succulente pâte qui repose dans l'assiette. Nous avons notre petit secret
avec mon maître, lorsque Martine fait des crêpes, il fait exprès d'en faire tomber des morceaux discrètement et moi je m'occupe de "balayer".
Il est 19H00, quelqu'un frappe à la porte, c'est George ! Le père de Julien, il est secrétaire de Mr Bayot qui est un très bon médecin. Ce soir, il n'est pas d'humeur, j'ai entendu qu'il avait des
soucis avec son travail. Il est monté directement dans sa chambre sans dire un mot. C'est mauvais signe, Martine, le sait. Elle met la dernière crêpe dans l'assiette puis elle monte à son tour.
Quand soudain, j'entendis les pas des parents de Julien, descendre du grand escalier. Martine appelle Julien et ferme la porte sous mon nez pour ne pas que je vienne.
-Ecoute, papa à des soucis avec son nouveau boulot, nous ne pouvons plus garder Gypsi. s'exclama Martine avec des larmes qui coulaient le long de ses joues.
Julien ne répondit pas
J'ai vu la porte s'ouvrir soudainement, mon maître en larmes, Martine essayait de calmer son chagrin et George ému qui me demanda de monter dans le coffre.
Arrivé devant la porte d'entrée de la SPA, le père de mon maître posa sa main sur la poignée en tremblant. Il savait qu'il allait détruire un amour entre son fils et moi mais il ne pouvait pas
faire autrement. George donnait mes papiers au responsable du centre et pendant ce temps, un gros monsieur avec une longue barbe me conduisit dans une cage. Tout autour il y avait des chiens qui
hurlaient leur peine, ils étaient en manque d'amour et gardait l'espoir d'en trouver un jour.
Le 26 février 2007, Paul, celui qui s'occupe de nourrir les animaux, me retrouva allongé sur le sol, immobile. J'étais mort ! Mon coeur s'est arrêté brusquement par manque d'amour. Peut-être que je
n'ai pas eu le courage d'attendre comme les autres chiens mais l'amour de Julien était irremplaçable et sache que l'on se reverra la haut mais cette fois-ci, on pourra manger des crêpes à volonté
!
Depuis que Julien a appris la nouvelle, on peut voir marqué dans son journal intime, un poème, écrit par un petit garçon de 9 ans spécialement destiné à cette chienne.
Il était une fois dans une poésie,
Un petit garçon qui était seul dans la vie,
Un jour, il reçu une amie,
Elle s'appelait Gipsy !
Cette amie était tout simplement un chien
Grâce à elle, en se réveillant chaque matin,
Il avait un beau sourire sur ses lèvres,
Puis un jour, je m'en souviens comme si c'était hier,
On décida de lui enlever son compagnon,
Celui qui lui donnait tant d'admiration.
Il ne l'a plus revu pendant un moment,
C'était déjà trop de temps !
Quand le téléphone sonna,
On lui apprit que son animal était plus la,
Ses larmes se mirent à couler,
Sur ses joues fatiguées.
Maintenant ce petit garçon à grandit,
Il se rappel toujours de cette amie,
Puisque le petit garçon de cette poésie,
C'est moi, merci ma Gipsy
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